Fêter Pourim

LA FÊTE DE POURIM

Le rituel et les pratiques sécularisées

Mardochée mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus, leur enjoignant de s’engager à observer, année par année, le quatorzième jour du mois d’Adar et le quinzième jour, c’est-à-dire les jours où les juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse s’était changée en joie et leur deuil en fête à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d’envoyer des présents l’un à l’autre et des dons aux pauvres. Esther 9, 20-22 (Traduction du rabbinat).

 Le Talmud précise le rituel de la fête, qui s’articule en quatre parties : 

– Le « jeûne d’Esther » le jour précédant la fête (le 13 Adar), 

Fêter Pourim avant, pendant et après la guerre

 Résister et célébrer coûte que coûte

Pourim a été célébré dans les temps les plus difficiles de l’histoire des Juifs. 

Au XVe siècle, pendant l’Inquisition espagnole, les marranes continuent à pratiquer le judaïsme clandestinement, alors qu’ils ont été obligés de se convertir au christianisme.

À leurs yeux, Esther est une figure importante puisqu’elle aussi a été obligée de pratiquer en secret. Pour l’honorer sans se trahir, ils l’appellent Sainte Esther ! Imitant Esther, ils célèbrent Pourim essentiellement par le jeûne de trois jours, le plus discret des rites.

« Esther dit pour répondre à Mardochée : Va rassembler tous les juifs se trouvant à Suse, et jeûnez pour moi. Ne mangez ni ne buvez pendant trois jours,  nuit et jour. De même moi, ainsi que mes jeunes filles, je jeûnerai, et j’irai ainsi vers le roi en dépit de l’édit, et si je dois  mourir, je mourrai. » Esther, 4,15-16

Pendant la deuxième guerre mondiale, les Juifs continuent coûte que coûte à célébrer Pourim, même dans les camps. Au sortir de la guerre, la fête transmet son message originel à travers les survivants, en particulier les enfants, porteurs de l’espoir d’une renaissance de la culture juive foudroyée durant la guerre.